Jean-françois noël, photographe amateur *
Jean-françois noël, photographe amateur *
Je suis né au milieu du siècle précédent. L’âge d’or du Rolleiflex et du Leica. Mais lorsque j’ai commencé «dans la photo», au milieu des années 60, c’est le Nikon F de Blow-Up et des reporters de la guerre du Vietnam qui nous faisait rêver. Faute de moyens, c’est avec un Instamatic Kodak que j’ai appris les rigueurs de la diapositive en photographiant des paysages ...
Ce n’est qu’en 1983 que je devins «nikoniste» avec l’acquisition de l’extraordinaire FM2, rapidement rejoint par un FE2, puis un FA. Pour cela, il fallut me séparer à contrecoeur du Spotmatic II d’Asahi Pentax et de sa ribambelle de SMC Takumar qui ne me quittaient plus depuis 1972. J’avais eu moins de mal à me défaire successivement des deux Practika avec lesquels j’étais entré dans le monde du reflex 24x36. En 2005, cédant à la pression du marché (après une semaine à courir Paris pour trouver des paniers à diapo au format LKM), je me décidai à passer à la prise de vue numérique en faisant l’acquisition d’un D70 - puis d’un D200, et, plus récemment, d’un D700 (couplé au fabuleux 2,8/24-70mm).
Depuis, je dois le reconnaître, mes boîtiers argentiques se reposent dans un fourre-tout - y compris un magnifique FM3a. Dorment aussi dans un tiroir mes blocs-notes argentiques. Un Minox 35ML devenu irréparable, et son successeur : un Olympus mju2 (le meilleur rapport qualité/prix jamais proposé en photo). Leur successeur actuel est un Canon G11, qui ne quitte plus mon sac. Enfin un compact qui ressemble à un appareil photo.
Comme beaucoup, c’est à contrecoeur que j’ai abandonné l’argentique. Mais, comme beaucoup aussi, je dois avouer que la nostalgie n’est plus ce qu’elle était. Pour un amateur, la chambre blanche, c’est beaucoup plus facile et performant que la chambre noire. (Sans parler de la manipulation des fichiers : classer des dias devient une épreuve quand on travaille quotidiennement avec iView.) Y compris pour le traitement des milliers de négatifs noir et blanc et d’Ektas accumulés pendant des décennies. Je crois que ma meilleure acquisition de ces dernières années c’est un scanner Nikon Coolscan Ved, qui me permet de vous présenter dans ma galerie virtuelle des images vieillies en fût de chêne et élevées sur Photoshop.
Rien ne vaudra jamais un beau tirage sur bromure. Sans aucun doute. Et vivent les expositions. Il n’empêche, mes photos qui sont en ligne ont été vues par beaucoup plus de personnes qu’au cours de toutes les décennies précédentes. A quoi sert de faire des photos, et de passer des heures à les peaufiner, si personne ne peut les voir ? Alors, rendez-vous dans ma galerie et/ou sur mon blog.
Août 2006 - actualisé en mars 2010
*Amateur :
1. Celui qui a un goût vif pour une chose.
2. Absolument. Celui qui cultive les beaux arts sans en faire une profession.
3. En mauvaise part. C’est un amateur, c’est un homme d’un talent médiocre.
Ce n’est pas un quizz, c’est la définition d’Emile Littré dans son Dictionnaire de la langue française.
Mais chacun/ne est libre de me situer dans l’une de ces catégories.
Petite notice biographique et photographique
en forme d’histoire de “matos”.
Pour m’écrire : photo.jefnoel@orange.fr
Ils ont formé mon oeil
Il y a d’abord les peintres de toutes les époques dont les oeuvres peuplaient les livres de peinture de la bibliothèque paternelle.
Les primitifs flamands, Léonard de Vinci, Goya, Van Gogh, Manet, Utrillo et Picasso. ... Eclectique mais sans originalité.
Pas d’originalité non plus pour ce qui concerne les photographes que j’ai le plus regardés (et que je regarde encore) :
A comme ADAMS Ansel
B comme BARBEY Bruno (dont le livre-reportage sur la Pologne reste pour moi une référence), BOUBAT Edouard et, plus récemment, BASILICO Gabriele, architecte et photographe
C comme CARTIER-BRESSON, mais aussi comme CAPA Robert et CARON Gilles
D comme DOISNEAU Robert et DEPARDON Raymond
F comme femmes : FREUND Gisèle, FRANCK Martine
G comme GAUDRANT Jean-Claude
H comme HAAS Ernest (grâce auquel j’ai appris à composer en couleur)
I comme IZIS (trop souvent oublié)
L comme LE QUERREC Guy (ah, ses photos de jazz ...)
M comme MAGUM
R comme RONIS Willy (qui est, de mon point de vue, le plus grand des «humanistes» français), mais aussi comme RIBOUD Marc
S comme SYLVESTER Hans
T comme TARO Gerda (qui fut beaucoup plus que la compagne de CAPA)
V comme ... (reporters de guerre au) VIETNAM, au premier chef DURRIS Yann et Mc CULLIN Don
W comme WEISS Sabine
Il y a aussi les deux amis-Jean auprès desquels j’ai beaucoup appris : Jean-Marie SEPULCHRE et Jean-Luc BRESPANT
Il y aurait encore à nommer des cinéastes, des auteurs de bandes-dessinées, mais on n’en finirait plus ...