Au bout de mon smartphone

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Quotidien banlieusard

Feuilles mortes sans sépulture

Point de rencontre

Bien d’autres s’y sont aventurés avant moi. Et ont montré qu’avec un téléphone doté d’un bon capteur, on peut produire des photos de bonne qualité et, surtout, que l’on fait des photos que l’on n’aurait pas faites même avec le plus petit des compacts. Pour des raisons de discrétion parfois mais aussi parce qu’il est facile de sortir de sa poche un téléphone à des moments où l’appareil photo y resterait. Toujours prêt à photographier ce qui fait mon quitidien et mon environnement, je m’y suyis essayé. Et j’y ai trouvé un plaisir renouvelé de produire des images, de me lancer sur des terrains nouveaux (pour moi). On photographie au smartphone comme on photographiait avec un «box» ou un «instamatic». Pas de réglage, on se concentre sur l’essentiel : le sujet, la lumière, le cadrage et la composition.

Les photos présentées ici n’ont fait l’objet d’aucun traitement après prise de vue. Le choix du format carré et des rendus noir-et-blanc ou couleur ont été faits à la prise de vue, avec une vraie « appli » photo.


Tombées des arbres de nos villes, les feuilles mortes se heurtent à un mur horizontal. Pour qu’elles soient inhumées ou incinérées, il faut que passe le balai ou l’aspirateur de l’homme. Certaines semblent s’y résigner, d’autres -ayant pris la pluie comme alliée - semblent vouloir se fondre dans les divers revêtements de nos rues et de nos cheminements piétonniers. Elles composent ainsi d’étranges tableaux sous nos pieds.

J’ai mis longtemps à comprendre le sens véritable de l’appelation de ces étranges balisages de notre espace situés dans des endroits improbables : jamais personne ne s’y rencontre ou s’y assemble.

Des photos que, pour la plupart, je n’aurais sans doute pas faites avec un appareil photo « classique ». Pas de réglages, on se concentre sur le sujet, le cadrage, la lumière. Mais un choix de «pellicule» à faire dans l’application pour obtenir le rendu souhaité.

Trottoirs. Depuis toujours, j’essaie d’obéir à la consigne maternelle : «Regarde où tu mets les pieds».  A force, on découvre qu’il y a là autant de sujets de photos que dans un safari lointain. Massy-Pal’. Seuls les habitants du coin savent que «Massy-Palaiseau», immortalisée par une chanson de Renaud, n’est pas une ville, mais une gare sur deux lignes de RER, la «B» (qui croise la «A» dans Paris) et la «C». Avec deux longues passerelles pour franchir les voies, la vieille et la toute nouvelle. Massy, une errance dans l'espace urbain.


Trottoirs

Massy-Pal'

ABC rer

Massy